CHRONIQUE / REVIEW

CD

Un premier disque pour ce groupe californien, GYRELAND surprend plaisamment par sa justesse, son côté mélodique, son rock attrayant, des voix expressives et soignées et un album concept dans son sens le plus pur. Dès la première écoute on est emballé.  Il y tout pour plaire, des guitares staccatos, des ‘pads’ grandioses, des ‘leads’ de synthé purs et emballant.  Bravo.

Trois musiciens chevronnés qui adorent la composition ont quitté temporairement leurs tâches habituelles pour pondre cet album et ils contribuent tous à leur façon. Il ne faut pas passer sous silence la performance à la batterie de KEEGAN qui a travaillé avec ‘Spock’s Beard’ entre autres.  On apprend que le nom très réussi du groupe s’est métamorphosé à partir d’un nom temporaire fait des premières lettres de nos trois mousquetaires (Bo-Ma-Gl).

Chaque pièce est solide, unique et brillamment exécutée.  On entre dans l’histoire et le narratif est particulier. En effet GYRELAND est une île qui s’est créée dans l’océan avec les débris de plastique qui s’y accumulent grâce à notre négligence. Des humains s’y installent et découvrent la télépathie puis les grandes puissances veulent se l’approprier mais deviennent pacifistes lorsqu’ils sont soumis au partage des pensées. Même si ça fait un peu ‘pulp fiction’, ceci a permis de brosser des tableaux très colorés, différents et surtout mélodique. BONINO à une très belle voix, relaxante et riche et la partie lyrique est très présente. MATCHUNIAK à la guitare est très juste et maîtrise toute la palette des effets et à ses moments virtuoses. (Il fait aussi partie de KINETIC ELEMENT un groupe prog symphonique et on groupe Hommage à STEVE HACKETT et son jeu de guitare en est imprégné. GLOSTER nous offre des sons de claviers de la belle époque (70 quoi d’autre!). La synthèse des quatre musiciens donne vraiment dans la palette de GENESIS mais explore aussi bien d’autres avenues (on entend des soupçons d’ELP et même de YES par moment).

Dans le détail on ouvre avec des guitares néo-progressives et un hymne assez guerrier assoupli par un joli piano électrique et une envolée MOOG réussi dans la dernière minute. Une belle entrée en matière. Le morceau suivant THE GYRE est une ballade délicieuse, lent tempo, les claviers qui chantent avec une guitare langoureuse et une très belle mélodie qui inclus un solo de guitare dégoulinant à souhait. BUILDING est plus axé sur les claviers et m’a rappelé le groupe TRIUMVIRAT et on remarquera un tempo variable assez intriguant.  OH GYRELAND offre un piano enjoué. Et je pourrais continuer comme ça avec toute la liste des douze morceaux. A la fin on a droit à une série de pièces plus musclées lorsqu’on relate le conflit et la bataille. Il n’y a pas de pièce faible mais TELEPATHY avec aspect Calypso détonne un peu avec le reste.

Donc en somme un très joli album de prog classique, équilibré, riche en sonorité, avec un narratif, un thème cohérent, des artistes plus que compétents et qui partage leur plaisir avec l’auditoire. Non ce n’est pas un album qui renversera ou établira de nouvelles frontières, mais en rock progressif mélodique abordable on fait difficilement mieux. Un coup de coeur qui dure même après plusieurs écoutes. On souhaite ardemment qu’ils continuent de produire.

In English

CHRONIC / REVIEW CD

A first disc for the California group, GYRELAND pleasantly surprised by its accuracy, its melodic, attractive rock, expressive voice and tidy and a concept album in its purest sense. Upon first listen it is packed. There it all, the staccato guitars, ‘pads’ grandiose, the ‘lead’ pure and exciting synth. Bravo.

Three experienced musicians who love the composition temporarily left their regular duties to lay this album and they all contribute in their own way. We must not overlook the performance battery KEEGAN who worked with ‘Spock’s Beard’ among others. It is learned that the very successful group name has metamorphosed from a temporary name is the first letters of our three musketeers (Bo-Ma-GI).

Each piece is solid, unique and brilliantly executed. We enter the story and the narrative is special. Indeed GYRELAND is an island that has arisen in the ocean with plastic debris that accumulate through our negligence. Human and install it discovered telepathy and the major powers seeking to control it but become pacifists when subjected to the sharing of thoughts. Although it’s a little ‘pulp fiction’, this allowed to paint very colorful paintings, different and above all melodic. Bonino to a beautiful voice, relaxing and rich lyrical part is very present. MATCHUNIAK guitar is very fair and master the full range of effects and its virtuosos times.

In detail is opened with neo-progressive guitars and a warrior anthem quite relaxed with a nice electric piano and soaring MOOG successful in the last minute. A nice introduction. The next song THE GYRE is a delicious ballad, slow tempo, keyboards, singing with a languid guitar and a beautiful melody that included a guitar solo dripping with desire. BUILDING is more focused on keyboards and reminded me TRIUMVIRAT group and one will notice a variable tempo quite intriguing. OH GYRELAND offers a playful piano. And I could go on with all the list of twelve pieces. At the end we are treated to a series of tougher parts when recounts the conflict and battle. There are no weak part but TELEPATHY Calypso appearance clashes a bit with the rest.

So in short, a very nice album of classic prog, balanced, rich sound, with a narrative, a consistent theme, more than competent artists who share their fun with the audience. No this is not an album that will reverse or set new boundaries, but affordable melodic progressive rock is made hardly better. A favorite that lasts even after several listenings. We fervently hope they continue to produce.

9.2 by Richard Hawey

http://www.profilprog.com/bomber-goggles-gyreland-review

 

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